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« ROGER DUBOIS est plus qu’un partenaire, je dirais que c’est un ami du projet », Tristan Auer.

La Monnaie de Paris prête son décor, du 03 au 18 septembre 2016, à 14 « metteurs en scène » de talents. La mission de ces décorateurs intérieurs ? Agencer des œuvres d’art, des objets précieux, des matériaux innovants et autres curiosités dans une pièce à vivre. Tristan Auer, reconnu pour ses rénovations éblouissantes sur mesure, est de ceux-là. Cette année, il participe à AD Intérieurs sous la bannière de Wilson Associates. Rencontre avec Monika Moser, DG Europe, et avec un Tristan Auer, un artiste pour qui le choix des artisans est le gage de son excellence.

Qui est Wilson Associates ?

Monika Moser : Wilson Associates est une entreprise américaine dont le siège se trouve à Dallas-TX. Elle a été créée il y a quarante-cinq ans et s’est fait sa réputation aux Etats-Unis et en Asie. Son « créneau » est de fournir le plus haut niveau de design à travers une gamme de services étendue. Imaginez, avec 400 designers dans le monde, on peut tout faire ! S’implanter en Europe permettait de monter encore en gamme dans l’esprit des gens. Avec son image d’américain, il était plus difficile au groupe de pénétrer le marché européen. Il fallait un gage d’élégance et il nous fallait une signature. C’est là que le partenariat avec Tristan Auer s’est imposé. Nous sommes à Paris, car nous voulions Tristan. Nous avons des projets partout de par le monde, mais l’image « haute couture » de la France, c’est ce que nous recherchions.

Quel est le rôle de Tristan ?

Monika Moser : C’est un véritable échange : on s’appuie sur le nom de Tristan, lui est le directeur artistique de la filiale. Nous avons ouvert le 7 septembre 2015 et ça a tout de suite bien marché. De son côté, Tristan conserve ses clients (principalement résidentiels) dans sa structure. Notre association lui permet de réaliser de plus gros projets.

Tristan Auer : Ma vocation est de faire du sur-mesure comme un tailleur le ferait pour un costume. C’est-à-dire de partir des contraintes et de la personnalité pour faire naître un projet.

Pourquoi exposer encore à AD Intérieurs ?

Tristan Auer : En effet, c’est la troisième fois que j’y participe. La première, c’était en mon nom propre, pour fêter les 10 ans d’AD. Ce lieu d’exposition est à la fois un formidable prétexte pour nous exprimer, mais c’est aussi la possibilité de nous appuyer sur des savoir-faire, sur l’excellence d’artisans d’art à travers des partenariats riches, comme celui noué avec ROGER DUBOIS. L’intérêt est de pouvoir montrer une pièce aménagée, en l’occurrence une garçonnière, qui donne à voir les projets autrement qu’en 2D, sur des photos ou des dessins. Les clients, ou les simples amateurs, peuvent y passer du temps et se projeter dans ce décor en 3D comme si le projet avait été pensé pour eux ! C’est une vitrine très importante, car dans notre métier, il est difficile de montrer les réalisations : soit parce qu’elles sont en cours, soit parce qu’elles sont privées. Moi, je suis un professionnel reconnu en France, Wilson Associates l’était moins, AD Intérieurs représente donc un bon axe de communication pour expliquer notre travail en commun.

Comment est née la « Garçonnière en grisaille » ?

Tristan Auer : L’histoire a commencé quand j’ai visité la Monnaie de Paris. Je suis tombé en arrêt devant cette pièce, qui a conservé ses moulures et peintures en grisaille d’origine ; elle avait des proportions humaines, j’y suis sensible. Ma vocation est de faire un décor pour un Client. Je fais du sur-mesure très poussé. Je préfère partir des contraintes de la personnalité et dessiner un projet autour d’elle, plutôt que d’imposer un style. D’autre part, j’avais eu un coup de cœur pour Michel Anasse, un sculpteur sur fonte d’aluminium, notamment pour ses volumes éclatés : là aussi, on était sur du gris. Pour chacune de mes réalisations, j’essaie de jouer avec des associations de couleurs assez nouvelles. Là, j’ai eu envie de rester monochrome et de voir comment cela pouvait être mis en lumière. Le résultat est assez « vibrant », grâce, aussi, au mélange des matériaux. Il y a une variation avec des laques brillantes, ou structurées mates qui rappelle les sculptures et qui fait contraste avec le canapé, en laine de mohair, très doux, comme un nid. Pour le sol de la pièce, j’ai repris un matériau que j’utilise habituellement pour la rénovation de voitures anciennes. Un cuir agneau très chaleureux, feutré. D’ailleurs, les visiteurs sont impressionnés par ce revêtement, ils baissent la voix en le foulant.

Pourquoi ROGER DUBOIS ?

Tristan Auer : Dans notre métier, un projet a beau être le plus beau qui soit, s’il n’est pas bien mis en lumière, c’est la moitié de l’effet qui disparaît. ROGER DUBOIS nous a accordé sa confiance ; ils nous ont fait un fabuleux cadeau : j’aurai bien du mal à les remercier à la hauteur de ce qu’ils ont fait pour nous, en nous prêtant leur assistance, leurs savoir-faire, en réfléchissant aux meilleurs moyens de mettre en scène notre œuvre…C’était assez magique, très doux comme approche. C’est plus qu’un partenaire, je dirais que c’est un ami du projet. Sans eux, il serait resté un petit dessin dans le tiroir de mon bureau. C’est plutôt rare de côtoyer des gens capables de donner de leur temps, sans arrière-pensée. ROGER DUBOIS et tous ceux qui ont contribué à réaliser ce projet ont réellement participé à la réflexion de ce résultat. C’est leur expertise qui a permis ça : le projet est parfaitement abouti, parce qu’ils ont su apporter des réponses au fur et à mesure. Une réelle synergie s’est opérée. Ils ont magnifié l’œuvre. ROGER DUBOIS nous a fait un vrai cadeau, en prenant un risque en tant qu’entrepreneur. Nous avons pu discuter des effets recherchés. Ils n’ont jamais dit « non, ce n’est pas possible » avant d’avoir essayé ; ils n’ont pas hésité à se tourner vers de nouveaux matériaux, de nouvelles solutions. Ils sont très réactifs, avec eux, tout était possible ! Certaines choses ne fonctionnaient pas, parfois, mais ils ont toujours été force de propositions et savent aussi dire quand ils ne savent pas ou ne peuvent pas faire.

 

Quelle est votre actualité ?

Monica Moser : Wilson Associates est encore un bébé en France : on en est au démarchage. On travaille sur deux hôtels à Dubaï, un plutôt « lifestyle », l’autre plus « local » ; mais aussi sur le palais privé de 5.000 mètres carrés d’un membre d’une famille qatari. La rénovation du Carlton, à Cannes, auquel sera ajoutée une partie à celle existante. Une villa privée dans le parc de Saint-Cloud ; 2 autres projets à Paris et un à Bruxelles… Mais Tristan Auer est plein de ressources, et nous avons pu mettre un pied dans le milieu du yacht et de l’automobile, grâce à sa passion. Toujours dans le même état d’esprit de vouloir faire des pièces uniques…pour des personnes uniques. C’est plus que de la rénovation, c’est du sur-mesure. Avec des artisans français, il propose une personnalisation haut de gamme. Il planche aussi sur un petit hôtel, sur l’île Moustique, dans les Caraïbes : cette île privée aux décors paradisiaques est le nouveau Saint-Barth. Tristan y rénove un établissement de 14 chambres.

Tristan Auer : on vit une époque où tout devient virtuel. La musique est stockée sur des clés USB, les films sont numériques. Notre vie, nos réseaux sociaux sont virtuels, j’ai envie de recréer une réalité à travers des écrins pour que les gens se retrouvent. Mon travail ne doit pas être visible. Quand on demande aux gens la couleur du canapé, ils ne doivent pas pouvoir répondre mais juste donner les sensations et leur ressenti. Notre carte à jouer pour l’avenir, pour moi comme les artisans, c’est l’accueil des gens. On se doit de donner un service irréprochable et de magnifier leurs rêves.

http://tristanauer.com

http://www.wilsonassociates.com/



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